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Je reviens du bout du monde. Enfin, géographiquement, c’était pas bien loin. Mais dans ma tête, c’était le bout du monde et le retour en centre ville de Lyon est un CHOC. Heureusement que notre chat nous attendait, ça nous faisait un peu notre fil rouge pendant tout le trajet du retour, notre bonne raison de rentrer.

Donc voilà, en gros, on était dans la montagne, perdu dans un village avec probablement plus d’ânes que d’habitants, dans une jolie maison d’hôtes tellement accueillante et tellement douillette, exactement ce que l’on recherchait pour déconnecter complètement le temps d’un week end. Enfin bon, « déconnecter« , c’est un bien grand mot… Au final, la moitié du temps, on était perdus de pas avoir de 3G et de ne pas pouvoir envoyer des photos de notre séjour à nos amis et notre famille. Il faut dire qu’on est vraiment partis hors des sentiers battus, pas de ski ni de sport d’hiver pour nous : on était pas équipés, et puis, n’ayons pas peur des mots : je ne suis pas une sportive dans l’âme, même si je l’avoue, j’ai trèèèèès envie de tenter le ski (j’en ai jamais fait de ma vie, ouais, KESKIYA?). Bref, on y est allés en mode promenade, repos, ISOLEMENT. C’est pile tout ce qu’on a trouvé, on a roulé des heures et des heures dans des routes de montagne, sans jamais croiser la moindre trace de vie humaine, avec à perte de vue des pins, des falaises, de la neige immaculée (avec une playlist pop love music de Chérie FM, et oui je l’avooooooue) et de l’air tellement pur. Un vrai bonheur dont je ne me lasse pas. Rouler dans la montagne sans autre but que d’admirer le paysage. Alors oui effectivement ça aurait été encore plus magique à pieds ou en vélo pour être vraiment seuls face à la nature, mais j’ai débarqué en bottes et en combi-short à fleurs (oui, celle que je porte sur les photos) (bon par contre j’avais des bottes plates, faut pas déconner) donc forcément, face aux chemins enneigés et grimpants, je ne faisais vraiment pas le poids. En parlant de poids, est ce qu’on parle de tout ce qu’on a bouffé pendant deux jours ou pas? OUI ON EN PARLE. J’ai jamais autant mangé de ma vie. Un repas là bas au paradis = trois repas normaux sur Terre. Le pire du pire du meilleur a été samedi soir, lorsqu’on a atterri dans un petit relais au fin fond de nulle part, l’endroit qui vraiment se mérite, pas d’adresse sur internet, aucun panneau, le truc paumé tout en haut d’une montagne, qui te sert des portions pour 40 personnes comme pour se faire pardonner de t’avoir fait galérer pendant une heure. C’EST BON LES GARS ON VOUS PARDONNE. Finir l’entrée, c’est déjà mourir un peu, mais voir le plat principal (enfin LES PLATS PRINCIPAUX) arriver en fanfare avec les serveurs qui vous souhaitent bon courage, c’est déjà la fin. Et ne parlons pas du dessert. Ne parlons plus de rien parce que je ne m’en suis toujours pas remise et je pense que je vais aller me coucher sur le dos aussitôt cet article fini pour me remettre doucement de ces émotions.

ADIEU.

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