Devenir parents Parentalité

UN AN D’ETRE UN BEBE, BY BASILE

9 mois dans le ventre de Maman, 1 an sur Terre : deux salles, deux ambiances. 

Février 2019

Les gars, sérieusement, depuis que mes parents ont fait des bêtises sur le canapé un vendredi soir en février 2019, c’est le big bang. J’ai passé des mois entiers confiné dans une grosse poche remplie de liquide, à flotter et à essayer de percevoir des petites bribes de la vie de l’autre côté. Alors bon, aujourd’hui, votre confinement, il me fait bien marrer…Tant que vous êtes pas reliés à votre mère avec un cordon et que vous vous alimentez pas à travers un placenta, vous êtes pas vraiment confinés hein…

L’autre côté. Mon goal pendant tous ces longs mois. Le ventre de ma mère, c’est un peu mon mur de Berlin à moi. Je suis en RFA, je veux aller en RDA. Pendant tous ces mois, j’ai flotté dans du liquide amniotique. J’ai essayé de capter ce qui se passait de l’autre côté du mur mais allez essayer d’écouter des conversations avec les deux oreilles sous l’eau, vous…

Juin 2019

Les premiers mois, dans le ventre de Maman, j’étais plutôt tranquille, j’avais de la place, je me sentais un peu comme dans un loft, avec une déco très épurée. J’étais bien. Puis à partir de cinq mois, c’est devenu n’importe quoi. D’un grand loft, je suis passée à une studette cosy sous les toits. Obligé de pousser les murs. C’est quoi ce bordel ? J’arrête pas de grandir, je sais que ma mère suit ma croissance sur des “applications”. Aujourd’hui, on lui dit que je suis un melon. À la fin des 9 mois, je serai une grosse pastèque. En attendant je fais pas exprès, mais dès que je veux me retourner, je lui fous des coups dans les côtes. Je suis à l’étroit là-dedans, j’ai envie de me casser sérieux, c’est où la sortie ? On me dit dans l’oreillette que c’est pas pour tout de suite. Qu’il faut attendre 9 mois. Puis qu’il faut pas croire que c’est si simple que ça non plus de sortir. Paraît en plus que la vie après, de l’autre côté, c’est pas non plus de tout repos.

Août 2019

J’ai pas le goût d’attendre. Au 7 ème mois, j’envoie tout chier, je me retourne, je place la tête en bas, la lumière est de l’autre côté du tunnel, je suis dans les starting-blocks. Ah ba voilà, on entend mieux ce qui se passe dehors maintenant ! Merde, je sais pas ce que j’ai fait de mal mais j’entends Maman pleurer. Et puis, je ne l’entends plus prendre sa voiture. Je ne l’entends plus marcher. Je ne l’entends plus rien faire. Maman, t’es là ? QUELQU’UN PEUT M’EXPLIQUER CE QUI SE PASSE ? 

Bon. Je crois que Maman est triste parce qu’elle a peur que je sorte trop tôt de son ventre. Elle a pas envie de me rencontrer ou quoi ? Elle a peur parce qu’il y a une dame qui lui a dit que j’avais la tête trop basse et qu’il fallait « faire le ménage ». Ah non, pardon, « se ménager ». Je comprends rien à tous ces mots qui se ressemblent mais qui n’ont pas du tout le même sens.

Maman se ménage, je fais des croix et je compte les jours.

Je peux sortir à partir de quand pour pas qu’elle soit triste, moi ? Si encore je pouvais aller sur Doctissimo, ça irait…mais là faut vraiment que je devine tout, quoi. Si j’attends le dernier mois et que je sors quelques semaines avant, c’est bon ou pas ? J’attends un signe. Je me fais chier. Bon, j’exagère.

Je me fais pas tout le temps chier non plus.

Octobre 2019

Le soir, je m’éclate. J’aime bien danser dans le ventre de Maman. Je crois qu’elle aime bien aussi, parce qu’à chaque fois, je l’entends rigoler et crier le nom de mon père pour qu’il vienne voir. Déjà mon meilleur public eux ♥ Et un jour, alors que Maman ne sortait plus et ne voyait plus grand monde, d’un coup, elle est partie en voiture, elle est arrivée dans une maison et y avait plein de filles qui criaient. C’est qui ces meufs ? Maman s’est mise à pleurer. Sérieux, elle chiale tout le temps celle-là, c’est qui l’adulte oh ? Elle s’est mise à pleurer mais en fait elle était contente. Bon, les gars, si vous pleurez quand vous êtes triste et quand vous êtes content, on fait comment ?

Je sais pas trop ce qu’il s’est passé ce jour-là mais j’ai l’impression qu’on faisait une fête pour moi, alors que j’étais même pas là. Les filles essayaient de deviner quand j’allais arriver. Euh, vous pouvez arrêter de me mettre la pression, oui ? Ah tiens, Maman n’arrête pas de manger des popcorns, des bonbons et des cupcakes. Dis-donc, elle vit sa meilleure vie là ! C’est peut-être pas le meilleur moment pour arriver. Je vais pas me pointer au milieu de la fête mais bon, je l’ai mauvaise quand même. C’est décidé, samedi prochain, je sors

Jour J

J’ai tout préparé. Ca fait quelques jours que je commence à m’échauffer pour entamer la longue descente. Il est temps que je me barre parce que ma mère fait n’importe quoi. Aujourd’hui, elle s’est enfilée cinq paquets de BN à la fraise, un paquet de Pimousse (les petites bouteilles qui piquent roses et bleues là) et des céréales. PETAGE DE CABLE ! Hors de question que je loupe ça, je sors. C’EST PARTI !

C’est le grand voyage. Je vais passer de l’autre côté du mur. J’ai peur. Maman a peur aussi mais je l’entends encore taper sur son ordinateur. Oh j’arrive là, fais ta valise et casse-toi à la maternité. Mais je rêve, elle prend un bain ! Et Papa joue à la console. Pourquoi personne ne me prend au sérieux quand je dis que j’arrive ? À 1h22 du matin, alors que j’ai déjà foutu un beau bordel dans le ventre de ma mère, je les entends enfin prendre la voiture. Je fais pas exprès mais apparemment Maman a mal, très mal. Combien de temps ça va durer tout ça ? Est-ce qu’on peut appuyer sur avance rapide ? Ca y’est, on a dit à Maman que quand elle rentrerait à la maison « vous serez trois ». Comment ça trois ? C’est qui la troisième personne ? C’est moi ? WHAT ? JE VAIS ÊTRE UNE PERSONNE ? 

J’étais pressé de sortir puis finalement, on est pas si mal là-dedans. Laissez-moi profiter un peu de ma grotte encore quelques heures. Je descends tout doucement. Je gagne quelques heures, jusqu’au bout. Après, plus rien ne sera pareil. C’est sportif la descente, on se rend pas compte. Une vraie descente de rafting, mais sans casque. Tout est calme autour de moi. Maman dort. À un moment, je fais une petite pause, j’en ai marre. Mon coeur est un peu fatigué. Il se met à battre deux fois moins vite. Ca y’est, elle se remet à pleurer…mais c’est pas possible ça ! Il faut que je me dépêche. Il est 13h. Les vacances sont terminées, faut se casser du mobil-home, je sens que je vais carrément me faire virer de chez moi là. Je me fais littéralement expulser. Aucun respect.

POUSSEZ, POUSSEZ, POUSSEZ, BLOQUEZ, POUSSEZ, POUSSEZ.

Ca y’est, je vois enfin le monde extérieur.

Bonjour Maman. Pourquoi tu portes une blouse blanche ? Ah mais non je suis con, c’est pas ma mère, c’est la sage-femme. Bah oui, forcément.

On peut faire les présentations svp ? Ah la voilà. C’est elle ma maman. Elle a l’air fatigué, bichette. Après je dis ça, mais je vois pas grand chose, j’ai les yeux un peu collés, j’ai l’impression de me réveiller après une méga cuite. Papa est là aussi. Il en perd son latin, il dit rien.

Voilà.

Je suis né, c’est parti pour l’aventure !

De l’autre côté du mur. J’avais peut-être des attentes un peu trop élevées. Dans le ventre de Maman, je pouvais faire ce que je voulais. Je pouvais bouger tout seul, je pouvais manger quand je voulais, j’étais tranquille, c’était le feu.

Là, d’un coup, plus rien ne va.

Je suis dans un endroit immense. IMMENSE. Avec de la lumière tout le temps. Et du bruit. Et y a même pas d’eau, je peux pas flotter. Du coup, je fais rien. Je passe mes journées allongé sur le dos, je vois des ombres et des formes, je suis obligé de chialer dès que je veux quelque chose. Quel bordel. En plus, y a plein de gens qui viennent me voir tous les jours, qui me touchent, qui félicitent mes parents. Euh, et moi personne me félicite ? J’ai descendu l’Everest, les gars, WAKE UP ! Clairement, c’est pas l’éclate ici.

Mais j’ai un plan : je vais dormir 22 heures par jour en attendant que ça aille mieux. Je me réveillerai juste toutes les trois heures pour boire un petit bibi, et puis bye les loosers. Mes parents ont l’air heureux. Maman ne pleure plus. Par contre, je ne comprends pas, pourquoi elle a encore un gros ventre alors que je suis plus dedans ?

Janvier 2020

J’avais mon petit rythme et ma petite life bien tranquille avec Maman et d’un coup, en janvier 2020, mes parents décident de m’abandonner. Je me retrouve dans une maison inconnue. Y a d’autres petites personnes avec moi. Y a une dame que je connais pas qui me fait plein de sourires. C’est elle qui change mes couches, aussi. C’est quoi ce bordel ? Pourquoi mes parents ne m’aiment plus ? À 18h30, j’entends des voix que je connais. Ils sont revenus me chercher. Ouf. Puis le lendemain matin, ça recommence. Finalement, j’aime bien ma double vie. Ca va, on est pas si mal, de l’autre côté du mur

Mars 2020

Du jour au lendemain, il se passe un truc très bizarre. Mes parents sont enfermés chez eux. Ils ne voient plus personne. Les gens qui sonnent à la porte de temps en temps ont un masque sur le visage. J’entends BFM toute la journée alors que moi, je veux juste ma playlist spéciale Comptines. D’habitude, il y a toujours plein de monde à la maison, qui vient jouer avec moi. Ça sent toujours le fromage fondu et il y a plein de bouteilles en verre vides près de la poubelle. Puis là, plus rien.

Du jour au lendemain, je vous jure.

KESKISPASSE ?

L’histoire dure comme ça pendant deux mois. Je sors une heure par jour puis dès qu’on croise des gens, ils restent à distance, loin de moi. Je pue de la gueule ou quoi ? Petit à petit, les choses se tassent. Les portes de la maison s’ouvrent à nouveau, les amis reviennent, la joie aussi. J’ai l’impression que tout est redevenu comme avant.

Juin 2020

Entre temps, moi, j’ai appris à faire plein de choses. Déjà, gros scoop : on peut s’alimenter avec des trucs solides, qui ont des goûts différents. Je suis pas encore capable de le faire tout seul mais je me régale. Et puis, avec ma bouche, je peux faire des sons. Ca fait rire tout le monde à chaque fois, en plus. Vraiment un bon public mes parents

En ce moment, je suis sur un nouveau challenge : j’essaie de me déplacer tout seul. J’observe mes parents qui marchent sur leurs deux jambes là, mais comment ils font ça ? Pour le moment, j’essaie déjà de me retourner sur le ventre. Chi va piano, va sano ! J’entends souvent ma mère parler avec mon père et lui demander si c’est normal que j’arrive pas encore à m’asseoir. Euh, et toi, c’est normal que tu sois pas capable de faire trois pompes ? 

Juillet 2020

Encore un nouveau délire chez mes parents : maintenant , ils sortent tout le temps masqués, eux aussi. Le monde est devenu un carnaval géant mais tous les gens ont le même déguisement. Pas drôle. Je retourne chez la nounou. Il fait chaud dehors. Les journées sont plus longues. Maintenant je porte des bodys manches courtes et ma mère me met des espèces de shorts larges en lin, resserrés sur les cuisses. Alors déjà que j’ai des cuissots énormes, et elle, elle en rajoute. Je vous explique pas tous les gens que j’entends dire « ohlala les cuissots, je les mange moi ». C’est à partir de quel âge le respect, sérieux ? 

J’aime bien cette période de ma vie. On est tout le temps dehors. Ça sent souvent la merguez. Mais bon, pour moi c’est brocolis et poulet. Je me couche tard, je rigole tout le temps. J’ai des nouveaux jouets trop marrants. Je m’en fiche de leurs jouets, ils ont toujours pas compris ? La seule chose qui m’intéresse c’est de leur voler cet objet mystérieux qu’ils ont tout le temps avec eux. Leur petit truc rectangulaire là qui fait de la lumière et du bruit. Ils l’ont tout le temps dans les mains ou à l’oreille. C’est quoi ce truc sérieux ? Un lingot d’or ? Je crois qu’ils sont vraiment bêtes parce que à chaque fois que je leur pique, je trouve que c’est vraiment pas intéressant. Je préfère jouer avec les boîtes en carton. C’est tellement drôle. Alors que les adultes, ils les mettent à la poubelle… On a vraiment pas la même vision des choses…

On est jamais tranquilles bien longtemps dans ce monde. Tout roulait, puis d’un coup, des douleurs atroces à la gencive. À en hurler en plein milieu de la nuit, je vous jure ! Je sais pas ce qu’il se passe encore. Mes parents arrêtent pas de regarder dans ma bouche et ma mère prend une voix aigüe en hurlant « oh la la une petite dent ». Ils en ont plein dans la bouche eux et ils sont hyper contents juste parce que j’ai une dent d’un millimètre ? Parfois, ils me donnent une espèce de produit à la fraise et j’ai l’impression que j’ai moins mal. Je comprends pas pourquoi ils mangent pas des fraises quand ils ont mal quelque part, les gens.

Août 2020

Après l’épisode des dents, j’en affronte encore un nouveau. On part en voiture pendant longtemps, très longtemps. J’ai fait au moins trois dodos et on est toujours dans la voiture. Je savais pas qu’on pouvait rouler si longtemps et être encore sur la même planète. Ah ba, je crois qu’on a changé de planète. Je vois plein de gens en maillots de bain qui parlent dans une langue que je connais pas. Ils roulent les R.

Maman et Papa ne sont pas sur leur ordinateur. Ils sont avec moi TOUTE LA JOURNEE. Vous vous rendez compte ? En plus, bingo : ils ont enfin compris que depuis ma naissance, la seule chose que j’attendais, c’était de pouvoir flotter à nouveau dans de l’eau, comme dans le ventre de Maman. Du coup, chaque jour, on passe des heures dans un grand trou rempli d’eau bleue. Après, on va s’asseoir, on sèche, et on recommence. Entre temps, on dort, on mange, on dort. Serait-ce ça, le paradis ? Est-ce que la vie va tout le temps être comme ça, maintenant ?

Apparemment, non. Ça dure juste une semaine et après, retour à la case départ. Il commence à faire moins chaud. Je retourne chez Nounou. Il recommence à se passer des trucs bizarres chez moi.

Septembre 2020

Cette fois, mes parents ont un nouveau jeu.

On prend la poussette, on fait quelques mètres à pied, on va dans une nouvelle maison et on parle à un monsieur en jouant à chat dans toutes les pièces. On y va plusieurs fois et un jour mes parents me disent « tu l’aimes bien ta nouvelle maison Basile ? ». Cette fois, c’est sûr, ils l’ont dit, ils vont me laisser ici avec le monsieur. Je profite des derniers instants avec eux. Un jour, Papa et Maman sortent plein de boites en carton et en plastique. Le plus beau jour de ma vie ! Qu’est-ce que je m’amuse !

Maman range des choses dans les boîtes et moi je m’amuse à les ressortir et elle recommence. C’est le jeu le plus drôle de l’univers et en plus il dure hyper longtemps. Pendant plusieurs jours !

Ah, j’ai compris : on emmène toutes les boîtes dans la nouvelle maison. Mais finalement, j’ai l’impression que le monsieur s’en va dans un gros camion. Mes parents ont l’air de rester ici avec moi, dans la nouvelle maison.

Plein de copains commencent à venir pour « fêter la nouvelle ». La nouvelle quoi ? Je comprends rien, décidément. On est passés de 4 murs à 4 autres murs, y a quand même rien d’extraordinaire. Bon, il est où le placard à gâteaux ici ?

Depuis quelques semaines, ça y’est, je suis autonome. Je peux me déplacer TOUT SEUL. En mode commando. Pas très pratique mais au moins je fais ma vie. Et c’est bizarre parce que depuis ma naissance, je pensais m’appeler Basile puis là, depuis quelques temps, j’ai changé de nom. Je m’appelle « Non, Basile ». Et ce qui est fou, c’est que dès que mes parents m’appellent en disant « Non, Basile » et bah moi je les regarde en souriant, c’est la moindre des choses… figurez-vous que ça a l’air de les énerver. Je comprends pas pourquoi…

Octobre 2020

En plus de mon nouveau prénom, j’ai l’impression qu’il y a une autre grande nouveauté qui va bouleverser ma vie. Je vais avoir un an. On entend parler que de ça. J’ai un peu peur du coup. Que va-t-il se passer ? Papa et Maman arrêtent pas de dire qu’ils vont devoir tout annuler à cause d’un virus. Pourquoi on fait pas un bal masqué, puisqu’ils ont l’air de tous kiffer porter des masques depuis quelques mois ? 

« Joyeux anniversaiiiiiiiiire ». Papa et Maman sont venus me réveiller comme tous les matins en me couvrant de bisous. Bon bah pour l’instant je vois pas l’intérêt de l’anniversaire, c’est comme tous les autres matins. Je me sens pas plus grand, ni plus intelligent. Mais toute la journée, les gens me sourient plus que d’habitude et me répètent cette phrase « Joyeux anniversaaaaaaiiiiiiiire ». Bon. J’ai appris à taper dans les mains il y a quelques jours, je crois que je vais faire ça toute la journée histoire de me mettre dans l’ambiance aussi.

Le soir quand je rentre à la maison, c’est la folie. Il y a des grosses boîtes emballées dans du papier et des ballons partout. Mais il n’y aura pas de bal masqué. J’ai entendu mes parents dire qu’on ferait un repas en petit comité. Ça me va très bien, après tout, je suis petit… Puis les cadeaux, ils ont pas l’air d’être en petit comité, donc moi, je valide…

Ce jour-là, j’ai plein de nouveaux jouets. Je suis trop content. Mes parents aussi, eux qui adorent passer leur temps à les ranger, ils vont être servis. Tout le monde est de bonne humeur, ils boivent un truc avec des bulles dans des grands verres bizarres, aussi longs que mon biberon. D’ailleurs, je suis en train de m’endormir sur mon bibi, là. Trop d’émotions pour mon petit être aujourd’hui. Enfin, pas qu’aujourd’hui, toute cette année. 

J’ai un an. 

Je comprends pas trop le monde qui m’entoure et parfois j’ai peur. Mais le sourire de ma Maman et les bisous de mon Papa sont mon seul refuge. J’espère que bientôt, les grands arrêteront de porter des masques et de se cacher. J’ai besoin de voir les gens sourire, moi. 

J’ai un an. 

Et si je fais le bilan, cette première année, elle était quand même costaud. Mais j’ai l’impression que je vais encore en chier un peu parce que j’ai que trois dents, et que visiblement, les adultes en ont 32. AÏE. Et puis, il faut encore que j’apprenne à marcher. À parler. À faire sur le pot. À manger tout seul. À lire. À écrire. Oh les gars on va quand même pas faire tout ça en un an, si ? 

J’ai un an. 

Et des anniversaires, j’en ai encore tellement à fêter. Je suis tout petit et vous êtes si grands, alors, on va faire un deal.

Avant de m’apprendre à ranger mes jouets, est-ce que vous pouvez ranger la planète, s’il vous plaît ? 

Joyeux anniversaire Papa et Maman, vous êtes parents depuis un an ♥

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4 Comments

  1. J’ai tellement rigolé, j’adore cette façon d’avoir raconté sa première année de vie .
    J’aime bcp te lire .
    Bon anniversaire NONBASILE

  2. J’adore te lire , je rigole toujours .
    Mais là la première année de petite perruche c est à mourir de rire .

    Encore un Joyeux anniversaire à Toi NONBASILE

  3. Je chiale. Mon bébé d’amour ❤️

  4. content

    […]This is very interesting[…]

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